Theresa Shutt, directrice des investissements de Harbourfront, partage son point de vue sur les développements économiques et politiques qui ont influencé le deuxième trimestre de 2025 et donne son point de vue sur ce à quoi s’attendre à l’avenir.
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Au deuxième trimestre de 2025, les marchés financiers ont été façonnés par trois développements majeurs :
- L’imposition par le président Trump de tarifs punitifs lors de la « Journée de la libération », qui a provoqué de la volatilité sur les marchés avant d’un rebond suite à son passage à des négociations bilatérales.
- Les préoccupations croissantes concernant le déficit fédéral américain et le retour des justiciers obligataires, qui ont fait grimper les rendements en vendant des obligations d’État en protestation contre ce qu’ils considèrent comme des dépenses excessives, poussent indirectement l’administration à reconsidérer ses politiques inflationnistes.
- Un conflit qui s’intensifie au Moyen-Orient, ponctué de frappes aériennes américaines sur des sites nucléaires iraniens. Bien que les prix du pétrole et du gaz aient été brièvement affectés, les marchés plus larges sont demeurés relativement stables grâce à la capacité de production excédentaire de l’OPEP, bien que des inquiétudes subsistent concernant l’instabilité régionale et son impact sur les principales routes de transport en vue de la fin 2025 et au-delà.
Les marchés de la seconde moitié de 2025 devraient être influencés par trois tendances clés :
- Un virage vers le protectionnisme : Les tarifs sont devenus le principal outil économique des États-Unis pour stimuler la production intérieure et l’indépendance stratégique, bien que les négociations commerciales, particulièrement avec la Chine, demeurent tendues et non résolues.
- Risques d’inflation persistants : Les préoccupations liées à l’inflation s’accumulent en raison de retards dans les accords commerciaux, de réductions d’impôts importantes et de la hausse de la dette américaine, les paiements d’intérêts dépassant désormais les dépenses de défense. Les justiciers obligataires continuent de faire pression sur la discipline budgétaire en faisant grimper les rendements, limitant ainsi la capacité de la Réserve fédérale à alléger la pression économique.
- Diminution de l’exceptionnalisme américain : La confiance dans le dollar américain a vacillé en raison de l’instabilité politique, poussant les investisseurs mondiaux à se diversifier vers des marchés plus stables et attractifs comme les actions européennes et japonaises, qui bénéficient de réformes régionales, d’une hausse des investissements et d’une compétitivité accrue.
Les perspectives économiques du Canada demeurent mitigées, marquées par une hausse du chômage, des marchés immobiliers instables et une baisse de la productivité due à un faible investissement dans l’innovation, aggravé par un ralentissement de la croissance démographique alors que les taux d’immigration diminuent.
Malgré ces vents contraires, plusieurs vents arrière offrent un optimisme prudent :
- Les dépenses des consommateurs demeurent résilientes,
- Le Canada bénéficie du taux tarifaire le plus bas des États-Unis parmi les principaux partenaires grâce aux exemptions CUSMA, et un accord commercial avec les États-Unis est attendu d’ici la fin de l’été.
- Les initiatives gouvernementales, dont le projet de loi C-5 visant à lever les barrières commerciales internes et à accélérer les projets nationaux, ainsi qu’une augmentation prévue des dépenses de défense, visent à stimuler la croissance.
- La Banque du Canada a encore plus de place pour un assouplissement monétaire, les décisions futures sur les taux dépendant de l’emploi, des dépenses et des indicateurs d’inflation — qui, en mai, demeurent relativement stables à 1,7%.
Dans un contexte d’incertitude du marché, la diversification et la gestion rigoureuse des risques sont considérées comme essentielles pour les investisseurs.
Si vous souhaitez discuter de votre portefeuille, veuillez communiquer directement avec votre conseiller en placement.
Avertissement
Moi, Theresa Shutt, j’ai préparé ce commentaire pour vous donner mes réflexions sur diverses alternatives d’investissement et considérations qui pourraient être pertinentes pour votre portefeuille. Ce commentaire reflète uniquement mes opinions et ne reflète peut-être pas celles de Harbourfront Wealth Management Inc. En exprimant ces opinions, j’apporte mon meilleur jugement et mon expérience professionnelle du point de vue de quelqu’un qui évalue un large éventail d’investissements. Par conséquent, cela doit être vu comme un reflet de mes opinions éclairées plutôt que comme des analyses produites par Harbourfront Wealth Management Inc.